D’où vient mon eau et où va-t-elle après utilisation ?
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Production
L’eau est prélevée dans le milieu naturel, elle passe ensuite par une unité de production d’eau potable où nous nous assurons que chaque goutte d’eau réponde parfaitement aux normes de qualité de l’eau potable.
Le saviez-vous ?
L’eau est l’aliment le plus contrôlé en France. Cliquez-ici pour en savoir plus.
Stockage
Avant d’arriver à votre robinet, l’eau séjourne quelque temps dans des réservoirs d’eau : les châteaux d’eau. Ils permettent de stocker l’eau, de mettre en pression le réseau de distribution et d’assurer une régulation de l’approvisionnement.
Comment ça fonctionne ?
Grâce à des pompes de refoulement, l’eau est propulsée vers le haut du château d’eau dans une énorme cuve. L’eau est ensuite envoyée dans le réseau qui assure son acheminement vers nos foyers.
Le territoire géré par le syndicat se caractérise par un relief singulièrement plat sur lequel la pression statique de distribution se situe entre 3 et 5.2 bars.
Zoom sur la pression
3,4 Bars : c’est la pression moyenne fournie à votre compteur. Elle dépend de plusieurs paramètres dont deux d’entre eux sont particulièrement influents :
- La hauteur du château d’eau : cet ouvrage est le point de départ de tout le réseau de distribution. Il permet de maintenir le réseau « en pression ». Cette pression est déterminée d’une part, par la hauteur de la colonne d’eau entre le bas de la cuve de stockage et le pied du réservoir, et d’autre part par le niveau de remplissage du château d’eau.
- La longueur et l’état des canalisations entre le château d’eau et les foyers desservis. Au cours de son cheminement dans le réseau de distribution, l‘eau rencontre des obstacles tels que des coudes, des vannes, des changements de section et de la rugosité de canalisation. Ces phénomènes, appelés pertes de charges, limitent la progression de l’eau et contribuent à diminuer la pression du réseau.
Bon à savoir
Ne confondons pas pression et débit qui sont deux données qui, même si elles sont liées, ne représentent pas le même phénomène. La pression représente la force et le débit représente le volume d’eau distribuée influé par le diamètre de la canalisation et de la vitesse de l’eau.
Distribution
La distribution de l’eau potable jusqu’à vous s’effectue par un réseau souterrain de canalisations. On distingue les canalisations d’adduction qui transportent les gros débits, et le réseau de distribution qui dessert les foyers. C’est cette dernière canalisation qui est raccordée à votre branchement, qui se situe dans un regard où est positionné le compteur. Il est placé en limite de propriété. Charge ensuite au futur abonné de réaliser le raccordement de son habitation situé en aval du compteur.
Zoom sur :
Les matériaux les plus couramment utilisés pour les réseaux d’eau sont la fonte, le PVC, le polyéthylène, l’acier et le béton. Les diamètres varient de 20 mm pour les branchements jusqu’à plus de 2 mètres pour les canalisations d’adduction des très grands centres urbains.
La minute technique : la purge
La technique de purge permet de chasser l’air des canalisations, elle se pratique sur des points haut du réseau comme sur les poteaux incendies.
Bon à savoir : les bornes à incendie
Les bornes incendies sont des équipements de sécurité, ils sont utilisés uniquement par le SDIS et l’exploitant du réseau. Toute autre manipulation est proscrite.
Qu'est-ce qu'un branchement ?
Destiné à votre raccordement sur le réseau de distribution de l’eau potable, c’est la liaison entre le réseau public et le domaine privé. Le compteur est l’élément principal du branchement. Il comptabilise l’eau que vous consommez et vous permet de surveiller votre consommation.
Bon à savoir : vos canalisations privées
On parle très peu des inconvénients de l’acier galvanisé constituant encore un nombre important de canalisations privés. L’acier galvanisé, qui a remplacé dans les années 50 le plomb, diminue la quantité de plomb soluble dans l’eau mais n’évite pas totalement la contamination.
En effet, le zinc utilisé dans la galvanisation (on recouvre les pièces métalliques d’une couche de zinc afin qu’elles ne rouillent pas) des conduites en acier contient jusqu’à 1% de plomb et les points de soudure des conduites en cuivre qui sont assemblées contiennent environ 60% de plomb.
De plus, l’acier galvanisé, qui possède au demeurant de bonnes qualités intrinsèques, n’a qu’une résistance moyenne à la corrosion. Comme tous les matériaux métalliques, il connaît divers facteurs d’influence aboutissant à ce que l’on appelle une « corrosion électrochimique » agissant sous l’action de paramètres d’ordre physique ou chimique tels que la température, le pH, le calcaire, la teneur en oxydant, les micro-organismes…
De façon plus générale, tout déséquilibre ou toute hétérogénéité du matériau conduit tôt ou tard à une corrosion contre laquelle il serait illusoire de vouloir lutter. Force est de constater que les canalisations privées en acier galvanisé peuvent altérer la qualité de l’eau en raison de la dégradation du matériau. On assiste le plus souvent à une dissolution de la couche de galvanisation favorisant ainsi une apparition de rouille à l’intérieur des canalisations.
Aujourd’hui, l’utilisation de matériaux comme le PVC et le PE (polyéthylène) ont pris la relève. Si vous disposez de conduites en acier galvanisé, nous vous recommandons vivement de prévoir la réhabilitation de ces dernières.
Vous avez l’eau potable chez vous !
Collecte
Lorsque vous tirez la chasse d’eau, que vous vous douchez ou faites la vaisselle, les eaux sales partent via des réseaux enterrés, vers des unités de traitement des eaux usées ou stations d’épuration.
Les réseaux d’assainissement du SAGe sont constitués de canalisations de différents diamètres allant de 150 mm pour les plus petits, jusqu’ à 400 mm pour les plus gros et de différents matériaux (grés, PVC, Fibrociment, Fonte, Polypropylène…). L’écoulement y est gravitaire. Cependant, il est parfois nécessaire de relever les eaux par l’intermédiaire de postes de relevage.
Bon à savoir : quels effluents sont véhiculés ?
Deux effluents sont véhiculés, les eaux usées domestiques et les eaux résiduaires industrielles directement liées au type d’industrie présentent sur le territoire. Une convention spéciale de déversement défini les obligations que doivent mettre en œuvre et respecter les industriels avant rejet dans le réseau public des eaux usées.
La minute technique : l’entretien des réseaux d’assainissement et des postes de relevage
Nos équipes assurent à l’aide notamment de camions hydrocureurs :
- Un entretien périodique préventif des réseaux d’eaux usées : dessablage et dégraissage ;
- Un entretien périodique préventif des postes de relevage: la maintenance des pompes, des poires de niveau, les relevés de compteurs, le nettoyage des paniers dégrilleurs et le dégraissage tous les mois ;
- Un entretien curatif avec des interventions ponctuelles de débouchage ou de nettoyage et d’inspection télévisuelle des branchements et des réseaux.
Le Fléau des Lingettes
Traitement
Les eaux usées ne doivent pas être rejetées en l’état dans la nature. En effet, elles contiennent des microorganismes pathogènes ou des produits chimiques. Ne pas les traiter, avant de les rejeter dans la nature, polluerait les sols, or… la majorité de nos réserves d’eau se trouvent dans les sols.
Les eaux usées, acheminées vers nos unités de traitement, passent dans différentes filières de traitement.
Nous possédons 11 unités de traitement au total, dans les communes suivantes : Capens, Cugnaux, Eaunes, Labarthe-sur-Lèze, Lavernose-Lacasse, Le Fauga, Noé, Pinsaguel, Pins-Justaret, Portet-sur-Garonne et Saint-Clar-de-Rivière.
Dans le cadre de notre politique de développement durable, nous valorisons les boues issues du traitement des eaux usées et les déchets verts.
Notre usine de co-compostage permet aujourd’hui le traitement des produits issus de l’assainissement.
Les boues, incorporées aux déchets verts apportés par les particuliers sur notre plateforme, sont assainies et transformées en un fertilisant naturel, le compost de MIATE* à fort potentiel agronomique.
Les déchets verts sont eux transformés en compost de déchets verts.
Ces produits revalorisés contribuent ainsi à une économie circulaire et durable.
*MIATE : Matières d’Intérêt Agronomique Issues du Traitement des Eaux